DÉCORUM
I N S T A L L A T I O N I N - S I T U / P L A S T I Q U E E T S O N O R E
Fragment d'un projet collectif mené avec OKUP dans le cadre des nuits blanches
Les infos du 8 octobre crachotent à la radio le drame de l’arrestation Polanski, une cigarette à peine éteinte dans le cendrier se consume à côté d’une tasse de café stagnant.
On regarde une chambre délaissée post-petit déjeuner. Les draps blancs défaits, la chambre baigne dans une lumière matinale, la fenêtre donne vue sur les institutions européennes; la statue d’une femme tenant un euro à bout de bras résonne étrangement avec ces images de New York où les gratte-ciels de verre encerclent la Statue de la Liberté. On observe la chambre, on avance de trois pas, on longe le cordon de velours, on passe dans l’envers du décor. Un instant de vie figé dans un décor de cinéma. En face, l’artifice est dévoilé, deux projecteurs bleutés nous fixent depuis les vitrines de la partie musée et fabriquent cette illusion d’une lueur de l’aube.
Singer la vie interrompue, l’enfermer dans un ersatz de décor, positionner l’ensemble dans la galerie « musée » d’une école de cinéma.
Ci-dessus, la liste des ingrédients pour tenter de se poser la question: quel spectateur suis-je?
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